Dieu est le créateur de toute chose
Le premier chapitre de la Genèse raconte que Dieu crée le monde par sa parole. La lumière, la mer, la terre, les plantes, les animaux : tout existe parce que Dieu le veut. Mais lorsqu’il crée l’être humain, le récit biblique marque une pause. L’homme et la femme ne sont pas simplement une créature parmi d’autres. Ils sont créés « à l’image de Dieu ».
Être à l’image de Dieu signifie être capable de relation, de liberté, d’amour et de communion. L’être humain est appelé à vivre en dialogue avec son Créateur. Autrement dit, la vie humaine n’est pas accidentelle. Elle a une origine et une intention. Dieu crée parce qu’il veut partager sa vie.
L’amour personnel de Dieu pour chaque personne
La Bible ne présente pas Dieu comme une force impersonnelle. Elle parle d’un Dieu qui connaît chaque personne et qui l’appelle par son nom. Dans le prophète Isaïe, Dieu dit : « Tu as du prix à mes yeux, tu as de la valeur et je t’aime. » Cette parole n’est pas adressée à une foule anonyme. Elle s’adresse à chacun personnellement.
Dans les psaumes, cette proximité apparaît encore plus clairement : « Seigneur, tu me scrutes et tu me connais. » Dieu voit la vie humaine dans ses joies et dans ses blessures. Rien n’est caché à son regard, et pourtant il continue d’aimer.
C’est là une vérité centrale de l’Évangile : l’amour de Dieu ne dépend pas de la performance humaine. Il précède tout. Dieu aime avant même que l’être humain réponde.
L’homme est appelé à la communion avec Dieu
Si Dieu crée l’être humain par amour, c’est pour entrer en relation avec lui. La Bible décrit cette vocation comme une communion. Dans le jardin d’Éden, Dieu marche avec l’homme. Cette image exprime la proximité et la simplicité de la relation voulue par Dieu.
L’être humain n’est pas destiné à vivre isolé de son Créateur. Sa vocation profonde est de vivre dans la présence de Dieu. Cette communion donne un sens à toute l’existence humaine. Elle éclaire la quête de bonheur, le désir de vérité et la soif d’amour que chacun porte en lui.
Saint Augustin résumait cette réalité par une phrase célèbre : « Tu nous as faits pour toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne demeure en toi. »
Dieu ne cesse de chercher l’humanité
Dans toute l’histoire biblique, Dieu prend l’initiative. Il appelle Abraham, il parle à Moïse, il envoie les prophètes. Chaque fois, le mouvement vient de lui. Lorsque l’homme s’éloigne, Dieu continue de chercher. Il appelle, il invite, il promet.
L’Évangile lui-même raconte cette recherche sous forme de paraboles : la brebis perdue, la pièce égarée, le père qui attend le retour de son fils. Ces images révèlent le cœur de Dieu. Il n’abandonne pas l’homme à son destin. Il le cherche avec patience.
L’histoire du salut peut se résumer ainsi : Dieu poursuit l’humanité avec son amour.
Un amour qui précède tout le reste du message chrétien
Cette première étape du kérygme est essentielle. Avant de parler du salut, il faut comprendre l’intention de Dieu. Le christianisme ne commence pas par une morale mais par une bonne nouvelle : l’amour de Dieu est premier.
Cet amour explique toute la suite de l’Évangile :
- Pourquoi Dieu ne se résigne pas au mal dans le monde
- Pourquoi Jésus vient dans l’histoire humaine
- Pourquoi la croix devient un lieu de salut
- Pourquoi Dieu offre une vie nouvelle
Tout part de là : Dieu aime. Il est amour.
Une question pour chacun aujourd’hui
Beaucoup de personnes ont entendu parler de Dieu. Mais entendre dire que Dieu existe n’est pas la même chose que recevoir son amour. La première annonce de l’Évangile pose donc une question personnelle :
Et si Dieu t’aimait vraiment ?
Et s’il te cherchait aujourd’hui ?
Dans le kérygme, cette question ouvre un chemin. Elle prépare à comprendre pourquoi le monde est brisé, pourquoi l’humanité a besoin de salut, et pourquoi Jésus est venu.
C’est ce que nous verrons dans la prochaine étape : Le péché : pourquoi le monde est brisé.




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